Depuis sa participation à Brest 2004, Marie-Fernand n'a plus quitté le quai Malbert. Plus de deux ans de travaux ont été nécessaires pour restaurer sa solidité. Six ouvriers y ont travaillé en même temps, tous les jours. Ils sont une dizaine depuis un mois. « Nous sommes en train de terminer une restauration globale. Toutes les pièces ont été déposées. Les plus solides ont été remontées, les plus abîmées ont été façonnées. La structure arrière a demandé beaucoup de temps », explique Yann Maufret.
Cet après-midi, Marie-Fernand, va retrouver son élément. La mise à l'eau est prévue à 14 h 30, quai Malbert. Une cérémonie à laquelle est conviée Jacqueline Tabarly dont le mari Eric était président d'honneur de l'association « L'hirondelle de la Manche ». Il avait lui-même barré le bateau en 1994 à l'occasion de ses 100 ans.
« Cette mise à l'eau est pour nous un événement », assure Paul Eric Hanon. Le Marie-Fernand aurait bien pu ne jamais entamer sa deuxième vie : « En 1984 nous étions décidé à faire construire une réplique du bateau, sans savoir que l'original existait toujours. » Son propriétaire de l'époque, un Anglais de Salcombe, une petite ville du sud-ouest de l'Angleterre, « a connu l'existence de notre projet et nous a proposé de nous le vendre. Une fois les financements réunis, nous l'avons acheté ».
370 000 € ont ainsi été consacrés à la restauration de ce « monument » désormais inscrit au patrimoine national.