mardi 06 janvier 2009
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Brest 2008 hisse les voiles du 11 au 17 juillet

Le patrimoine maritime lève l'ancre

dimanche 13 juillet 2008

La deuxième vie du cotre Marie-Fernand

Rapide, sûr, manoeuvrant, le pilote havrais retrouve l'eau cet après-midi. Il sera encore Brestois le temps des finitions. Une restauration de 370 000 euros, pour ce « monument » inscrit au patrimoine national.

Marie-Fernand, cotre pilote au Havre à partir de 1894, « était à bout de souffle » lorsqu'il est entré au chantier du Guip en 2005. Yann Maufret, le directeur de l'entreprise brestoise, est formel : « Quand le bateau est délié, c'est-à-dire que les différentes pièces n'ont plus de liaisons entre elles, comme c'était le cas, il peut rapidement devenir dangereux. » Sa restauration était inévitable, pour lui permettre de continuer à naviguer. Paul Eric Hanon, trésorier de l'association « L'hirondelle de la Manche », propriétaire du navire, est du même avis.

Depuis sa participation à Brest 2004, Marie-Fernand n'a plus quitté le quai Malbert. Plus de deux ans de travaux ont été nécessaires pour restaurer sa solidité. Six ouvriers y ont travaillé en même temps, tous les jours. Ils sont une dizaine depuis un mois. « Nous sommes en train de terminer une restauration globale. Toutes les pièces ont été déposées. Les plus solides ont été remontées, les plus abîmées ont été façonnées. La structure arrière a demandé beaucoup de temps », explique Yann Maufret.

Cet après-midi, Marie-Fernand, va retrouver son élément. La mise à l'eau est prévue à 14 h 30, quai Malbert. Une cérémonie à laquelle est conviée Jacqueline Tabarly dont le mari Eric était président d'honneur de l'association « L'hirondelle de la Manche ». Il avait lui-même barré le bateau en 1994 à l'occasion de ses 100 ans.

« Cette mise à l'eau est pour nous un événement », assure Paul Eric Hanon. Le Marie-Fernand aurait bien pu ne jamais entamer sa deuxième vie : « En 1984 nous étions décidé à faire construire une réplique du bateau, sans savoir que l'original existait toujours. » Son propriétaire de l'époque, un Anglais de Salcombe, une petite ville du sud-ouest de l'Angleterre, « a connu l'existence de notre projet et nous a proposé de nous le vendre. Une fois les financements réunis, nous l'avons acheté ».

370 000 € ont ainsi été consacrés à la restauration de ce « monument » désormais inscrit au patrimoine national.

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