« Autant de Galice que de façons de la regarder »
Un équipage galicien, tranquillement installé à bord de Peza de Rabo, un dorna de tope. Sous le soleil, évidemment. : Jérôme Fouquet
Riche et multiple. Telle est la vérité de la Galice, petite région située à l'extrémité nord-ouest de l'Espagne.
Quand on regarde vers le Grand large, on découvre la Galice. Terre d'évasion, située à l'extrémité nord-ouest de l'Espagne, la région est invitée de Brest 2008. À l'instar du Vietnam, de Madagascar, de la Norvège et de la Croatie, le petit pays maritime a donc mis les petits plats dans les grands pour dévoiler ses multiples richesses. Ou, tout au moins, pour installer une petite partie de son étonnante diversité au coeur de la fête.
Comme le souligne Marta Souto, déléguée du ministère de la Culture et du Sport, « il y a autant de Galice que de manières de la regarder ». En bref, la région ne se résume pas à ses 5 000 bateaux de pêche ou à Vigo qui, avec ses 444 000 tonnes débarquées, est le premier port de pêche en Europe. On ne saurait pas, non plus, réduire la Galice à son littoral pas lisse, à ses 1 200 kilomètres de côtes, à ses falaises, les plus hautes de l'Europe continentale. Ni à ce petit caillou, sous verre, « l'une des pierres les plus anciennes du monde ».
On imagine, sans peine, les difficultés rencontrées par la délégation pour faire tenir sa région dans un village. « On n'a pas pu présenter toute la variété de bateaux », s'excuse presque Alexandro Giraldez, membre de l'organisation. Les 26 bateaux de la flottille, dont un étonnant vapeur de 30 mètres, donnent toutefois un bel aperçu de la marine traditionnelle galicienne. Et, pour en présenter encore plus, les Galiciens ont même construit des modèles réduits de bateaux traditionnels, exposés sous chapiteau. Ils ont, aussi, réalisé spécialement un film « à l'intention de nos cousins bretons ».
Parade et fest-noz
Mais, c'est surtout ce mercredi, pour l'ultime jour de la fête et à l'occasion de la journée qui leur est consacrée, que les Galiciens vont pouvoir offrir une vraie fête au village. À terre et en mer, les animations ne vont pas manquer. Elles seront, là encore, placées sous le signe de la diversité et de la quantité.
La mise à l'eau d'un dorna lancera les festivités. La barque galicienne traditionnelle, assemblée durant Brest 2008, sera mise à l'eau à l'issue de la cérémonie officielle, prévue à 11 h.
Durant l'après-midi, l'ensemble de la flottille galicienne paradera, sous les commentaires d'un animateur. Le public entrera alors dans la ronde d'un étonnant fest-noz galicien-breton, dès 18 h, suivi des concerts de Leilia, groupe de voix féminines de référence en Galice, et de Treixadura, l'une des meilleures formations de cette région. Il y aura, encore, l'ultime parade, aux côtés des petits voiliers européens, avant la régate vers Douarnenez. Les fêtes maritimes mettent cap au Sud.