Obama confirme la fermeture de Guantanamo
Barack Obama a reçu, hier, son ancien rival John McCain, un signe supplémentaire de sa volonté de rassembler au-delà des clivages partisans après avoir rencontré son ancienne adversaire, Hillary Clinton. Photo : AFP
Lors de son premier entretien télévisé sur CBS, le nouveau président américain a évoqué les mesures prioritaires qu'il prendrait lors de sa prise de fonctions.
• Fermer Guantanamo. Il avait promis, pendant sa campagne, de fermer le trop célèbre centre de détention, situé sur une base navale américaine à Cuba. Barak Obama a confirmé cette décision dans l'émission « 60 minutes ». Guantanamo est devenu le symbole des excès de la « guerre contre le terrorisme » menée par George W Bush. Le centre retient aujourd'hui 244 détenus sur les 800 qui y sont passés. Sa fermeture et l'arrêt de la torture, a ajouté Obama, « font partie d'un effort pour permettre à l'Amérique de retrouver son rang sur le plan moral ». Mais le sort futur de ses détenus n'a pas été évoqué.
• Quitter l'Irak. Désirant libérer des soldats et du budget pour la guerre en Afghanistan, Obama veut retirer, en seize mois (à l'horizon de l'été 2010), l'essentiel des troupes américains d'Irak. Dimanche le gouvernement irakien avait approuvé un accord avec les États-Unis, prévoyant un retrait d'ici à 2011.
• Aider l'automobile. Obama veut un plan de sauvetage gouvernemental pour ce secteur en difficulté. Faute de crédits, a-t-il estimé, un dépôt de bilan serait fatal au numéro un américain, General Motors. Mais « pas de chèque en blanc », a poursuivi le futur Président américain. Selon lui, l'aide doit être soumise à l'adoption d'un plan, à long terme, engageant à la fois les salariés, les directions des entreprises concernées, les fournisseurs et les banques. L'avenir des trois constructeurs d'automobiles (General Motors, Ford et Chrysler) pourrait se jouer, cette semaine, avec la reprise de la session du Congrès.
• Soutenir les propriétaires. Pour Obama, l'administration Bush a dépensé trop de temps et d'argent à tenter de venir en aide aux banques et au secteur du crédit, au lieu de soutenir les propriétaires étranglés par les remboursements de leurs emprunts. « Nous devons instaurer une négociation entre les banques et les emprunteurs pour que les gens puissent rester dans leurs foyers ».
• Rétablir la confiance. C'est son leitmotiv à propos de la crise économique et financière. Il a souligné l'importance de la lutte contre la récession, quitte à laisser s'aggraver le déficit budgétaire. « Il va falloir dépenser de l'argent pour stimuler l'économie ». Parallèlement, il a qualifié de « priorité numéro un » un renforcement de la régulation du secteur financier. « Je pense qu'il faut rétablir un sentiment de confiance, de transparence et d'ouverture. »