30 millions d'euros pour le campus numérique
Valérie Pécresse, lors de son dernier passage sur le campus de l'Université de Rennes 1. Photo : Archives Ouest-France
La ministre de l'Enseignement supérieur soutiendra bien le projet des universités bretonnes. Une éclaircie après quelques déceptions.
« Le projet de campus numérique breton, explique Valérie Pécresse, est un projet particulièrement innovant avec ses liaisons en fibre optique, ses cours en ligne... Il s'agit de rendre le virtuel réel, de bâtir une vraie université numérique. De relier des sites éloignés avec une vraie cohérence pédagogique dans un pôle breton qui bénéficie de la puissance des universités rennaises et des forces de l'université brestoise. Nous allons apporter 30 millions d'euros au campus breton. »
Des propos de la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche qui vont sûrement rassurer tous ceux qui rêvent d'un développement et d'une reconnaissance décuplée de la Bretagne de la matière grise. D'autant plus, qu'en mai, ce projet n'avait pas été retenu dans le plan « campus de demain » du ministère.
L'idée, portée par l'université européenne de Bretagne, est, notamment, de développer les « télé présences » en lien avec le monde entier, les outils virtuels, l'Internet sans fil pour les 67 000 étudiants des sites rennais, brestois, vannetais, lorientais ou lannionnais.
Des présidents « surpris »
Pour concrétiser ce « campus numérique », il faudra aussi que les collectivités locales mettent la main au portefeuille, mais la ministre se veut confiante : « Je ne doute pas qu'en lien avec les collectivités locales associées on puisse avoir encore plus de vigueur et d'ambition pour ce projet. »
Dans le même esprit, le ministère a également prévu de soutenir le projet de « campus dans la ville » de Nantes pour son caractère « d'aménagement du territoire. »
Valérie Pécresse revient également sur le « plan licence » mis en oeuvre depuis cette année. Il a pour objectif d'améliorer l'accueil des nouveaux étudiants et de favoriser leur insertion professionnelle. Il y a trois semaines, les présidents d'université bretons avaient évoqué leur surprise, qu'à la rentrée, la ministre n'ait rien trouvé « d'exemplaire » dans l'Ouest à ce sujet.
« Je n'ai pas dit cela, explique Valérie Pécresse. Il s'agissait d'une évaluation qui a sous-estimé le caractère innovant de certains projets. Il semblerait, par exemple, que les dispositifs pédagogiques mis en place par l'université de Rennes 2 n'aient pas été mentionnés dans le dossier. Ce qui a été mis en place en Bretagne comme dans les Pays de la Loire est bon. Quelques universités n'avaient pas joué le jeu mais elles ne sont pas dans le grand Ouest. »
Gilles KERDREUX.