
Hip-hop : de la rue à l'opéra.
La danse hip-hop a acquis ses lettres d'or. De Béjart à Marie-Claude Pietragalla, les grands chorégraphes craquent pour les pas de Breakdance. Les techniques des B-boys et Fly-girls (les danseurs) sont enseignées dans les plus grands centres de danses. Un centre dédié à la création et au développement chorégraphique du hip-hop va naître à Bron (Rhône), à l'automne. Une première. Mais le mouvement n'oublie pas ses origines. Les halls et MJC restent son sanctuaire. Dans l'anonymat des petites salles ou lors de tournois officiels, les Battles (combat de chorégraphies) font émerger les meilleurs danseurs. Au hip-hop, rien n'est établi. Il faut toujours prouver sa valeur.
La Tecktonic passe le relais.
À force de tortiller les bras dans tous les sens, le phénomène tecktonik s'est fatigué. Les passionnés dénoncent même une trop grande commercialisation de la marque Tecktonik. Au sein du mouvement, des variantes sont ainsi apparues. Aujourd'hui, on parle plus communément de danses électro. Vertigo, Jumpstyle, Milky Way : à chacun ses mouvements, sa musique. Les danseurs sont organisés en team (équipes) qui s'affrontent lors de Battles, l'après-midi et le week-end. À Paris, l'esplanade du Trocadéro reste une référence. Mais si l'électro-teck s'essouffle en France, à l'étranger, le phénomène est en pleine ébullition. Espagnols, Marocains ou Japonais sont conquis. Au Canada et aux États-Unis, le mouvement en est à ses premiers soubresauts. Même la chanteuse Janet Jackson s'y intéresse.
Le phénomène « melbshuffle ».
Le melbshuffle est aux pieds ce que la tecktonik est aux bras. Melbshuffle ? « Melb » pour Melbourne, où la danse est née à la fin des années 1980, et « shuffle » qui signifie, en anglais, « traîner des pieds ». Côté technique : le but est de glisser sur le sol, comme un mouvement de moon walk à la Michael Jackson, et de frapper du pied en rythme sur de la musique, cousine de la techno. Côté style : le shuffler porte le phat, un pantalon large et une veste à capuche XXL. Toulouse et Montpellier ont déjà leurs fans avec des boîtes de nuit spécialisées. « On espère juste ne pas devenir un mouvement, déclare Héloïse, une danseuse toulousaine. On aimerait bien que les gens s'intéressent à la danse, pas à la mode. »
Jérémy PARADIS.
Pour apprendre à danser :
http://www.stylehiphop.com/breakdance.php
http://www.coursdetecktonik. com
http://learntoshuffle.com